Conker : Live & Reloaded, le crash-test parfait pour la rétrocompatibilité Xbox sur PC
Hier, Xbox a annoncé l’arrivée de 4 jeux rétrocompatibles sur PC. C’est la première phase d’un projet plus ambitieux de la part de Microsoft pour rendre accessible une grande partie de son ancien catalogue. Aujourd’hui, c’est Conker : Live and Reloaded qui débarque dans le Xbox Game Pass : l’occasion idéale pour moi de tester ce portage et de vous donner mon avis à chaud. Attention, il ne s’agit pas du test complet du jeu original de 2005 lui-même un remake de Conker’s Bad Fur Day sorti sur Nintendo 64 en 2001, d’ailleurs, si vous avez la cartouche seule sans boîte qui traîne au fond d’un tiroir, sachez qu’elle se vend actuellement autour de 300.- CHF !
Une RTX 5070 pour faire tourner un jeu de 2005 : overkill, vous avez dit ?

J’ai lancé le titre sur mon PC (équipé d’une GeForce RTX 5070 sur un écran 1440p) via l’application Xbox et avec une manette officielle. Tout s’est lancé à la perfection, sans que je n’aie à toucher au moindre réglage. À noter toutefois : impossible d’y jouer au combo clavier/souris.
Multijoueur : la douche froide
Outre sa refonte visuelle à sa sortie en 2005, cette mouture Xbox apportait une nouveauté majeure pour l’époque : le multijoueur via le Xbox Live. Mettons fin au suspense tout de suite : sans surprise, pas de jeu en ligne à l’horizon, ni même (évidemment) de réseau local via le câble Link de la toute première Xbox. Les menus originaux sont bien présents, mais un message d’erreur surgit dès qu’on tente d’y accéder avec fébrilité. S’il reste possible de lancer des parties avec des bots, l’intérêt demeure très limité. Enfin, je n’ai pas pu essayer le mode deux joueurs en écran séparé sur la même machine.

Du 4/3 : le charme authentique de l’ancien

Passé cette petite déception, le portage fait très bien son travail. Le jeu profite d’un anticrénelage MSAA 4X et d’un filtrage anisotropique très propres. On regrettera simplement qu’il reste au format 4/3 plutôt que de passer au 16/9, les mouvements de caméra n’auraient probablement pas supporté un tel élargissement. À ce propos, la caméra possède un axe inversé par défaut, mais il est toujours possible de le modifier dans les options. Côté performances, le gameplay est d’une fluidité irréprochable. Seules les cinématiques en 3D temps réel souffrent de légères saccades un peu étranges, et l’audio laisse parfois entendre de discrets artefacts. Rien de dramatique : un futur patch corrigera sans doute cela.
Bisounours en apparence, comptoir de bar en réalité
Ce titre signé Rare n’a rien perdu de son charme ni de son humour décalé. Gros point positif : il conserve sa version française intégrale (textes uniquement) arrivée à l’époque de la version Xbox. Attention toutefois : sous ses airs de jeu de plateforme mignon, le titre s’adresse exclusivement à un public averti. C’était d’ailleurs un petit scandale lors de sa sortie sur N64 : malgré les avertissements sur la boîte, beaucoup de parents ne s’attendaient pas à se retrouver plongés dans une ambiance digne d’un bar de fin de soirée bien arrosée !

Timing parfait pour se faire pardonner (ou pas)
En résumé, le portage remplit parfaitement son contrat, sans le moindre bug bloquant à déplorer. C’est un vrai plaisir de retrouver cet écureuil déjanté ! C’est une très bonne opération de communication pour Microsoft, portée par un excellent timing. N’oublions pas pour autant que le constructeur reste dans une position très ambiguë auprès des joueurs, échaudés par les vagues de licenciements et les restructurations de studios survenues ces derniers mois.
Toutes les captures d’écran sont issues de mes sessions de jeu
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